
Ron Anderson: Bass
Guitar
Anthony Coleman: Piano
Keith Abrams: Drums,
Percussion
Tim Byrnes: Trumpet,
French Horn, Keyboards
Jérôme Noetinger: Electronics,
Tape Manipulation
Eve Risser: Piano,
Prepared Piano
Tom Swafford: Violin
Stefan Zeniuk: Clarinet,
Bass Clarinet, Tenor
Saxophone, Bass
Saxophone, English Horn
Après Tim Hodgkinson sur
The Black Hills
et Colin Stetson sur
Judges,
je reste dans le rock
avec le dernier Ron
Anderson. Un album aux
confins du zeuhl, du
RIO, et bien sûr, du
jazz: des réminiscences
de James Chance parfois,
d'Art Bears souvent, de
musiques klezmer (on est
chez Tzadik...) et
surtout l'omniprésence
de Magma. L'écriture est
éclatée et disloquée, de
breaks en saccades,
Anderson a l'air d'avoir
l'esprit fragile, aucune
place pour la
contemplation, il y a à
peine assez d'espace
pour la respiration,
sauf chez les solistes.
L'instrumentation est
riche, originale et
fraiche: piano (Anthony
Coleman) et piano
préparé, violon,
électronique (Jérôme
Noetinger), cuivres et
bois. Un album parfois
essoufflant parce que
d'une intensité toujours
maximale et d'une
énergie hystérique
proche des Ruins. Mais
les compositions ne sont
pas pompeuses ni trop
clinquantes, l'écriture
et le son de cet
orchestre sont frais et
singuliers. Le choix des
instrumentistes est
vraiment excellent et
c'est bien les multiples
combinaisons possibles
de cet orchestre qui
permettent de créer un
relief qui ne manque
pas, ainsi qu'une
respiration, au moins de
temps en temps.